Palestine
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Palestine

Ce qu'il en reste — 1946 → aujourd'hui

1946

Palestine mandataire, sous administration britannique

1947

Plan de partage de l'ONU (Résolution 181) — jamais mis en œuvre

Depuis 1967

Cisjordanie & Gaza — frontières reconnues par l'ONU (Résolution 67/19, 2012)

Tracés à partir de données géographiques réelles (geoBoundaries, CC BY 4.0) et de la Résolution 181 de l'Assemblée générale de l'ONU (29 nov. 1947) pour les pourcentages du plan de partage.

L'histoire, en bref

Avant 1948 Une terre, plusieurs peuples

Pendant des siècles, la Palestine fait partie de l'Empire ottoman. Sa population est majoritairement arabe (musulmane et chrétienne), avec une minorité juive présente depuis l'Antiquité. À la fin du 19ᵉ siècle naît le sionisme, un mouvement qui veut créer un État juif sur cette terre, en réponse aux persécutions subies par les Juifs en Europe. Des vagues d'immigration juive commencent, avec l'achat progressif de terres.

1917 – 1947 Le mandat britannique

Après la Première Guerre mondiale, le Royaume-Uni administre la Palestine sous mandat de la Société des Nations. En 1917, la déclaration Balfour promet un « foyer national juif » en Palestine, sans consulter la population arabe qui y vit déjà majoritairement. Les tensions montent entre communautés arabe et juive, et avec l'administration britannique, à mesure que l'immigration juive augmente (notamment après la montée du nazisme dans les années 1930).

1947 – 1948 Le partage et la Nakba

En 1947, l'ONU vote un plan de partage de la Palestine en deux États, un arabe et un juif. Les dirigeants juifs l'acceptent, les dirigeants arabes le refusent, jugeant le partage injuste (la population juive, environ un tiers des habitants, se voit attribuer plus de la moitié du territoire). En mai 1948, Israël proclame son indépendance. Une guerre éclate avec les pays arabes voisins. Au cours de ce conflit, environ 700 000 Palestiniens fuient ou sont chassés de leurs terres — c'est ce que les Palestiniens appellent la Nakba (« la catastrophe »). Beaucoup ne pourront jamais revenir et vivent depuis dans des camps de réfugiés, parfois depuis trois générations.

1967 L'occupation

Lors de la guerre des Six Jours, Israël conquiert la Cisjordanie, Gaza, Jérusalem-Est et le Golan syrien. Ces territoires palestiniens restent occupés militairement depuis — c'est la plus longue occupation militaire de l'histoire contemporaine. Des colonies israéliennes s'y installent progressivement, considérées comme illégales par le droit international et la majorité des Nations unies, mais leur expansion continue.

1987 – 2007 Résistance, accords, impasse

Les Palestiniens vivent sous occupation, avec des restrictions de mouvement, des checkpoints, et pour beaucoup la perte de leurs terres au profit des colonies. Deux soulèvements populaires (Intifadas, 1987 et 2000) éclatent contre cette situation. Les accords d'Oslo (1993) créent une autorité palestinienne avec une autonomie limitée, dans l'espoir d'un État palestinien à venir — espoir resté lettre morte depuis plus de trente ans. Gaza, sous blocus israélien et égyptien depuis 2007, est régulièrement décrite par l'ONU comme une zone où les conditions de vie sont extrêmement dégradées (accès restreint à l'eau, l'électricité, aux soins).

Depuis 2023 La guerre à Gaza

L'attaque du Hamas du 7 octobre 2023 contre Israël a fait environ 1 200 morts, en majorité des civils. La riposte militaire israélienne à Gaza qui a suivi a fait des dizaines de milliers de morts palestiniens, majoritairement des civils selon les autorités sanitaires locales et les Nations unies, avec une bonne partie du territoire détruite. Plusieurs organisations internationales et des juristes qualifient cette campagne de génocide ou de crimes de guerre ; Israël conteste ces qualifications et invoque son droit à se défendre contre le Hamas.

Aujourd'hui Pourquoi se souvenir

Ce conflit n'oppose pas « les Juifs » et « les Arabes » : c'est un conflit politique et territorial, avec des responsabilités des deux côtés des dirigeants, mais avec une asymétrie de force flagrante — une puissance occupante face à une population civile sans armée ni État souverain. Se souvenir de cette histoire, ce n'est pas nier la souffrance d'un peuple pour reconnaître celle de l'autre. C'est refuser que l'un ou l'autre soit effacé.

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